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 Etape 1 . Nessiah, l'Origine de l'Histoire

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Tiamat
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MessageSujet: Etape 1 . Nessiah, l'Origine de l'Histoire   Jeu 21 Mar - 15:41

« Si la Déesse ne peut être heureuse, c'est qu'elle est maudite. Et si la Déesse est maudite, il est normal que nous le soyons aussi »

Les lois de l'Univers sont indiscutables n'est-ce pas ? Il existe des mondes où c'est le cas, où le destin des Dieux influe sur le destin des autres. Qu'ils soient descendants directs de ces dieux ou non. C'est le cas ici. Et pour comprendre l'origine de cette malédiction qui nous lie les uns aux autres sans nous demander notre accord, il faut remonter loin, si loin dans le temps.


A l'origine, notre monde était un lieu où vivre y était agréable. Les êtres y vivaient en harmonie avec la nature, et la Déesse Tiamat régnait en Douce mère sur son monde. Mais il lui semblait bien vide. L'univers lui avait confié un don, celui de créer, de faire évoluer une étincelle de vie en une créature vivante, elle pouvait faire naître la vie grâce à sa magie antique. C'est ainsi que les premières races de Nessiah virent le jour.

Mais le chaos s'installa rapidement sur le monde. Ses enfants n'arrivaient pas à s'adapter à leur nouveau monde, quelque chose manquait...

Sa curiosité fut alors attirée par ces êtres étranges et si "simple" qu'elle pouvait percevoir sur Gaïa. Des « humains », vivants en parfaite harmonie avec la nature et les éléments malgré la faiblesse évidente de leurs corps. Ils ne possédaient aucuns pouvoirs particuliers .. aucunes magies significatives et pourtant ils survivaient plus facilement que ses propres enfants. Elle décida alors d'offrir à ses rejetons le pouvoir d'emprunter cette apparence passe-partout et de l'intégrer à leur morphologie, leur offrant ainsi le don de changer de formes.
Cependant, elle se refusait à rendre ses enfants aussi faibles que les êtres humains, alors elle fit en sorte que leur corps conserve une partie des attributs et des pouvoirs de leur forme primaire.

Et avec le Temps, et l'amour qu'elle leur portait, ses enfants enfantèrent à leur tour.
La Déesse regagna son lit de nuages pour les observer à nouveau. Petit à petit, des clans se formèrent, des hiérarchies virent le jour, permettant aux races de coexister en paix, sans briser l'harmonie du monde.

Les jours, les mois, les ans, les siècles, les millénaires se succédèrent sans que l'ombre du malheur ne recouvre le ciel de ce monde si beau.

Tiamat avait alors fermé les yeux et c'était plongée dans un rêve. Elle pouvait voir le passé, le présent et le futur dans ses songes. En rouvrant ses yeux, elle avait prit une décision.

Un jour de Printemps, une femme, dont le front était orné de trois cornes fit son entrée dans le village des dragons. La Déesse avait troqué son imposante taille de créature mythique contre celle fragile et intrigante d'une magnifique femme. La vie de Déesse était bien solitaire et sa curiosité toujours aussi grande. Et elle avait choisit de vivre parmi ses enfants afin de découvrir à son tour son propre monde sous un autre angle.


Ainsi, à force de vivre au milieu de ses rejetons, elle fit la plus grande découverte de toute son existence de déesse.
Elle apprit le pourquoi des larmes à la mort d'un être cher, la tristesse, l'amitié, la joie, le désir.
S'attachant à l'un et à l'autre. Elle apprit une autre forme d'amour, celui qu'on n'adresse qu'à un seul être, qui fait vibrer notre âme, battre notre cœur, qui torture l'esprit. Tiamat était une déesse, elle n'avait pas le droit d'aimer ainsi...et pourtant, comme son titre lui pesait en cet instant.

Et chaque jour elle enviait ces hommes et ces femmes, ces êtres qui étaient heureux.

L'élu de son cœur appartenait à ce clan qui semblait s'opposer à celui dans lequel elle avait choisit de vivre: le clan des Chauve-souris. Elle l'avait rencontré lors de cette fête qui lui était dédiée, à elle, la Douce Mère, Tiamat.
Elle le voyait si souvent, mais il n'était guère beaucoup présent dans le village de part ses obligations. Elle semblait chercher sa présence dès qu'il arrivait au village.

Isolée un soir au coin d'un feu, elle soupirait cet amour qui lui emplissait l'esprit mais qu'elle ne pouvait avouer. Elle ne pouvait aimer .. ou se résoudre à changer le destin d'une de ces créatures par peur de briser l'équilibre de ce monde. Comme l'univers était injuste! Elle n'avait pas vu cela dans ses rêves.
Elle leva le nez au ciel en demandant, sans espérer de réponse :

« Qu'est-ce qu'un sentiment quand on ne peut l'exprimer? Cette douleur de savoir que l'on ne peut avouer ce que l'on a sur le cœur, l'ont-ils déjà ressenti? »

Et pourtant, une réponse il y eu.

« Les sentiments sont des chaînes dont il faut apprendre à se défaire. Un sentiment que l'on ne peut avouer est une prison. »

La déesse avait posé ses yeux d'or sur l'inconnu qui n'en était pas un. Un pâle sourire avait alors étiré ses lèvres. Le ciel avait donc décidé de lui faire endurer cette épreuve jusqu'au bout.

« M'aideriez vous à sortir de la mienne ? »

« Ce serait un honneur que d'aider celle qui hante mes songes »

Interdite, Tiamat l'avait regardé. Elle avait alors versé des larmes, priant le ciel de la laisser succomber, juste une fois à ce bonheur que tous semblaient ressentir. Une fois, rien qu'une fois. Elle était la Déesse, elle pouvait bien outrepasser les règles, juste une fois...d'autres Dieux avaient fait de même...d'autres qu'elle avaient aimé à en perdre la raison.

« Ai-je vraiment le droit de vous aimer ..  »

« Notre Chère Déesse ne voudrait pas qu'une de ses filles souffre ainsi. Aimer n'est pas interdit, au contraire. Pourquoi donc devriez-vous porter cet interdit, seule, quand il est permis à tous d'aimer et d'être aimé ? »

«  Je .. ne suis pas celle que vous croyez ..  »

Elle ne continua pas sa phrase. Il était tout simplement inconcevable et interdit qu'elle dévoile sa véritable nature. L'homme lui adressa cependant un sourire tout en posant un genoux à terre devant elle.

« L'aura qui vous enveloppe était différente de celle de toutes les femmes que j'ai rencontrées jusqu'alors. Quand bien même l'univers l'interdit, je ne pourrais empêcher mon cœur de battre pour vous. Qu'importe votre véritable identité, mon âme n'aura de cesse de vous aimer. »

Une larme roula sur la joue de Tiamat, alors qu'elle se penchait pour envelopper de ses bras ce corps agenouillé à ses pieds. Si seulement elle n'avait eu pas cette stupide idée de se fondre parmi ses enfants, rien de tout cela ne serait arrivé.

« Ces sentiments que j’éprouve ne concernent que vous...les accepteriez-vous malgré ce voile de mystère qui m'entoure ?»

« Comme le plus beau des présent que la Déesse puisse offrir à l'un de ses enfants »

Elle se jura alors de ne plus penser comme une déesse mais comme un membre du clan des Dragons. Elle ouvrit alors son cœur à cet homme.

Mais les lois de l'univers sont indiscutables et même une Déesse ne peut briser impunément les règles.

De menaçants nuages noirs apparurent peu de temps après, brisant ainsi sa capacité à voir l'avenir. [c3: qui entrave chacun de mes mouvements]

La fête de la Lune venait de prendre fin. Ivre de bonheur, Tiamat retournait chez elle, fière de la nouvelle qu'elle allait annoncer à celui qu'elle aimait, Eleazar, nouvelle qui allait changer leur vie.
Mais lorsqu'elle franchit le seuil de la porte, quel ne fut pas le choc de le voir, lui, qui lui avait juré fidélité, avec une autre. Interdite, elle n'osait y croire.

« Comment .. toi..celui que j'aimais de toute mon âme as-tu pu .. me trahir ! !»

Le patriarche des chauve-souris éclata alors de rire avant de hausser les épaules, visiblement très peu touché par les larmes de colère et de douleur de sa compagne.

«L'amour n'est qu'une stupidité sans nom ! Nous borner à s'attacher uniquement à une seule personne est d'une futilité risible. Pourquoi devrais-je me priver de tout ces plaisirs qui me tendent la main ?!  »

Les nuages noirs déversèrent la tristesse de cette Déesse brisée. Le rire de cet homme à qui elle avait tout donné résonnait encore dans ses oreilles.

« Si c'est ainsi que la Déesse a façonné le cœur de ses enfants, alors ce fut celle-ci, sa plus grande erreur. »

Ivre de rage elle prononça des mots qui ne pourrait être effacés. Tiamat avait été une femme et une Mère douce et aimante, mais elle avait succombée aux sentiments et aux ténèbres qui se cachaient tapis dans le cœur de chaque créature qu'elle avait façonnée.


« Ton destin à Elle sera lié, et qu'importe tes efforts tu ne pourra le Briser.
Puisque l'amour est une chaîne je te fais don de ce collier, à ton cou et au Sien il sera attaché.
Ta mort ne pourra rien y changer, car toujours à Elle tu seras relié »


C'est ainsi que le peuple des Dragons et celui des Chauves-souris, furent maudits. Mais pour parvenir à ses fins, elle maudit une seconde fois ce clan qui avait été celui d'Eléazar. D'ordinaire des êtres accueillants et pleins de joies, transformés à cet instant en poupées dépourvues de volonté et uniquement bonne à suivre les ordres de la Déesse au coeur noirci par la haine. Cette haine toute dirigée contre ce clan et celui des Dragons dont était issu la femelle qui avait ravi le coeur de son bien-aimé.
Les chauve-souris avaient le don de pouvoir sceller une âme de dragon à tout jamais, dans la pierre, ou le cristal.

Cependant, sa haine était trop grande pour qu'elle puisse entièrement la contrôler. La malédiction s'étendit alors sur le monde et chaque créatures qui y vivaient fut frappées par ce puissant sortilège. Des liens se créèrent entre les races .. des malédictions mineures virent le jour .. Nessiah sombra dans le chaos.

Depuis lors, lorsqu'un enfant naît dans un clan, on peut être sur qu'il rencontrera un jour ou l'autre la personne que la malédiction -et Tiamat- ont choisit pour partager sa vie, pour le meilleur et pour le pire. Deux âmes sœurs que l'on ne peut séparer. Quand bien même seule la haine les lie l'un à l'autre.

La déesse ne reprit sa place dans le ciel que lorsqu'elle eut mit au monde ses enfants. Qu'elle égorgea de ses propres mains, et laissa pour morts. Elle ne voulait garder aucun souvenir de cette période de sa vie où elle avait cru pouvoir faire confiance à des créatures inférieures, quand bien même ce souvenir était fait de chair et de sang...
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