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 Eirik Winsland

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MessageSujet: Eirik Winsland   Dim 5 Mai - 20:03

Nom : Winsland
Prénom : Eirik
Surnom : Chaton (et il l’aime pas)
Âge
  • Réel : 25 ans
  • Apparence : 25 et toutes ses dents

Clan : Dragon, dragon ! On parle pas la même langue… Ah non, lézard

Information de vie
  • Lieu de vie : Nessiah
  • Lieu de naissance : Nessiah aussi
  • Date de naissance : 15 Mars
  • Signe Astrologique : Poisson (petit petit petit petit poissoooon)

Pouvoirs : Dons liés aux dragons (en effet, le petit Eirik il avait le niveau d'être un dragon... Juste qu'il y a eu de l'orage le mauvais soir). Il peut se transformer en un dragon de la taille d'un humain environ (en hauteur pas en longueur) tout petit tout mignon tout beau avec de toutes petites ailes. Pour les dragons c'est parfaitement ridicule. Pour lui c'est déjà très bien
Explication du niveau de pouvoir : C'est allé crescendo. Au début il était à chier, question de blocage psychologique, et puis avec la sensation d'avoir une famille qui l'aime (curieusement ça aide beaucoup dans le développement d'un individu), ses pouvoirs se sont éveillés. Pour un dragon il n'est pas excessivement fort, mais il fait ce qu'il peut avec ce qu'il a.
Armes : Deux sabres jumeaux qu'il chérit très très fort. Et une dague
Votre Avatar : Une oeuvre de Kazuki Yone
Code : Okay [Tiamat]

Comment la déesse vous a-t-elle façonné ?
  • Tes cheveux : Longs, blancs, légèrement gris en hiver quand ils manquent de soleil
  • Tes yeux : Rouges, exposés à une forte dose de soleil il leur arrive de virer à un bordeaux clair
  • Ton visage : Très variable. Au premier abord froid et fermé (comme beaucoup de dragons, les lézards forment un sous-clan, mais ils restent de la même race à la base), voire ennuyé de tout et de tous, on découvre par la suite que le jeune lézard est en réalité quelqu’un de très expressif. On ira pas jusqu’à parler de chaleur, mais il a le sourire facile et communicatif. Doux, amusé, froid, la palette d’expression est assez variée, mais jamais, en tout cas, inexistante. En même temps, bien que toujours exprimant, il est rare de lui trouver une expression franche ou immense. En effet, on peut facilement dire qu’il n’est pas très communicatif. Ce qui toujours le trahit, cependant, ce sont ses yeux qui agissent comme un livre ouvert (et en images, même pas besoin de le lire).
  • Ta couleur de peau : Blanc comme un cul, et de fait supportant très peu le soleil. Malheureusement pour lui il est sujet aux coups de soleils, et la sentence est irrévocable : mettez le en plein cagnard pendant une durée allant de cinq minutes à un quart d’heure et il sera de la même couleur que ses yeux. Par chance il s’en remet vite et souvent le lendemain il est comme neuf.
  • Ta taille : Sa taille est moyenne. Il n’est pas trop petit, mais il ne culmine pas plus haut que un mètre soixante-dix. Certes c’est une moyenne et ce n’est pas minuscule, mais pour les dragons qui sont tellement fiers que s’ils se suicidaient du haut de leur égo ils ne toucheraient pas le sol, il n’est pas loin du nanisme.
  • Ta corpulence : Mince. Il n’est pas maigre, mais Tiamat n’a pas jugé bon de le faire très épais. Ses os sont fins, ses hanches aussi, et de fait, même si il n’est pas totalement dénué de muscle, la première impression qu’il donne n’est pas celle d’une armoire à glace.
  • Ton style vestimentaire : Il aime beaucoup les kimonos, les étoffes légères et les voiles. C’est nettement plus pratique à porter, on ne se sent pas serré et on peut les lever plus rapidement. Sinon, un pantalon simple serré aux chevilles par des lacets et une tunique font parfaitement leur affaire. Il adore le blanc et le rouge et de fait en met très souvent. On peut souvent voir des bijoux de perles et d’argent. Jamais d’or, il n’aime pas ca.
  • Un signe particulier ? :Il a une corne en plein milieu du front et des yeux fendus. C’est certes honorable, mais insuffisant du point de vue de ces chers égocentriques. Il a également trois écailles, toutes trois au bas de son dos. Elles sont rouges avec des veines lactées dedans, et il en est très fier, de ses écailles, même si pas beaucoup de monde les voit.
    Autre signe particulier à relever, ses oreilles percées (trois anneaux à chacune) et un tatouage à la cheville, un dragon qui pars en s’enroulant et qui termine, tête au dessus du genou. Il ne fait pas partie de ce clan, mais c’est une créature qu’il adore tout de même.


Comment penses-tu ?
  • Tes qualités : Il est très adaptable. En fait c’est plus que cela : il est flegmatique à un point qui frise le blasage total. Quoi qu’il lui arrive, il l’acceptera et passera à autre chose sans même faire semblant de s’arrêter sur la chose. On peut dire qu’il a l’esprit vif. Sans être opportuniste, il voit très souvent l’intérêt de chaque situation et fait ainsi en sorte de tirer son épingle du jeu. Ce n’est pas un surhomme, mais il est très protecteur envers ceux qui lui sont chers. C’est un grand frère poule, et si, d’ordinaire, il lui en fait beaucoup pour se mettre à tiquer, il est capable de partir au quart de tour quand c’est quelqu’un à qui il tient qui est agressé. Il est également pragmatique. Le romantisme, l’héroisme, le côté épique et tout ce qui va avec, il s’en fiche royalement. La fin justifie les moyens, et elle peut justifier jusqu’à beaucoup, beaucoup de choses.
    Il n’est pas du tout ambitieux, pas plus qu’orgueilleux, cependant, si on peut bien lui trouver une qualité, c’est celle là : il est extrêmement obstiné. Quand il décide une chose, il fera tout pour l’obtenir. Parfois ce sont simplement des fraises, ca se gère facilement. Parfois ca consiste à vouloir prendre le trésor d’un dragon… Et là c’est une autre paire de manches…
  • Tes défauts : En bon petit dragon raté, il a gardé une caractéristique très présente dans l’espèce : il est extrêmement, voire trop possessif. Lorsqu’il décide qu’une chose lui appartient, même quand ce n’est pas le cas, il est capable de se battre becs et ongles pour le garder. Ca marche également avec les gens. En plus d’être possessif il est jaloux. Il ne supporte pas qu’on convoite quelque chose qui lui appartiens. Sa possessivité maladive fait qu’il peut rapidement devenir violent. Voire carrément autodestructeur.
    Outre ces très légers défauts, le jeune lézard n’est absolument pugnace. Dans une situation de tension, il préfèrera hausser les épaules, écarter les bras et dire « fais ta vie ». Notons qu’il n’est pas pacifiste. Tuer ou se battre ne le dérange pas. Mais il faut que le jeu en vaille la chandelle. Si c’est se battre juste pour se foutre sur la gueule ou parce que la personne en face a envie de se défouler, là il haussera les épaules et attendra que ca passe. Trop d’énergie dépensée inutilement. Il est à fierté variable. Dans la mesure où il s’en tape, il est capable de faire et dire beaucoup de choses que certains n’oseraient même pas imaginer.
    Cependant, malheureusement pour lui, il est impulsif. Il n’aime pas les conflits et les tensions inutiles, mais il lui arrive malheureusement des les provoquer : un simple « ta gueule tu me fais chier » sortit au mauvais moment au mauvais endroit… Ou bien un objet lancé à la tête… Certes dans ce genre de cas, les bagarres c’est lui qui les provoque, mais il lui arrive régulièrement de plus avoir envie subitement et proposer de faire la paix... Même si ca marche pas souvent. Il agit avant de réfléchir, et c’est pareil avec ses achats ou les cadeaux. Le problème étant qu’il est un véritable panier percé, il lui arrive souvent de se retrouver dans la merde sans le vouloir.
    Ce n’est pas pour autant un couard. Quand le mal est inévitable, il prend le taureau par les cornes. Il ne fuit pas le combat, il l’évite le plus possible, nuance.
  • Ta façon d’être : Au jour le jour et jamais vers le futur. Bien que flegmatique, c’est quelqu’un d’éveillé qui adore découvrir, et plus que tout : vivre. La moindre petite surprise est bonne à prendre, le moindre revers est juste un pas de plus. Il n’aime pas se prendre la tête ou se fatiguer pour rien, et ainsi il envoie bien souvent valser ceux ou celles qui l’ennuient sans même prendre la peine de paraître poli. Ca lui a valu parfois quelques soucis : envoyer paître son égal n’est pas un problème, le faire avec plus fort que soi pose parfois quelques problèmes.
  • Ta façon de penser : Assez simple. Il lui est quasi impossible de se projeter dans l’avenir, trop fatiguant pour cela, et trop peu de résultats. Il agit sur le moment présent, avec l’envie qui se présente à ce moment là. D’ailleurs il n’aime pas beaucoup les conventions sociales et n’a que faire des rangs et des positions. Il va là où il se sent le mieux, et on verra bien quand on y sera.
  • Tes espoirs et tes craintes : Son plus grand rêve reste de vivre libre. Le problème, c’est que rien qu’avec sa malédiction, il a déjà une chaîne autour du cou. Faute de pouvoir faire ce qu’il veut, il s’adapte. Il ne supporte que très mal la solitude, et il a peur de l’orage. Une peur maladive, même. Pendant une bonne tempête, pour peu qu’elle soit à proximité, il se retrouvera sans doute dans un placard ou sous une table à trembler.
  • Tes objectifs : Il n’a pas de grand rêve ou ambition, l’ambition c’est pour les idiots… Enfin, si, il a un rêve, mais très difficile à mettre en place : avoir un monde où tous ces clans n’en formeraient qu’un seul et ainsi faire en sorte de faire disparaître tous ces abrutis qui pètent plus haut que leur cul. En y réfléchissant, il a trouvé comment faire : il faudrait que quelqu’un prenne le pouvoir massivement et devienne ainsi roi de Nessiah. Son plan se diviserait ainsi en deux objectifs : d’abord rencontrer Tiamat et voir si elle est pour, contre, ou si elle s’en branle totalement (argument pour le moins plausible), et dans le cas de la première ou troisième hypothèse, la deuxième partie se mettrait en place : trouver un roi potentiel et le soutenir jusqu’à son accès au pouvoir. En effet, n’étant ni un féru de combat ni un parangon d’ambition, il se voit mal avec une couronne sur la tête. Et puis il manquerait plus qu’un soir d’orage pendant un coup d’état pour que ses velléités de monarchie absolue de droit non divin terminent dans une fosse commune.


Il était une fois… Ta vie

Eirik naquit comme tout le monde. D’une femme et d’un homme. Tous les deux bon dragons, sa naissance fut appréciée. Il fut baptisé Eirik et élevé avec amour. Son enfance fut tranquille. Il apprenait à marcher, parler, et on commençait déjà à lui apprendre ce qu’était d’être un vrai dragon. Déjà son amour pour la déesse et la fierté que l’on a à être un écailleux lui furent inculquées.

C’est avec une certaine émotion que sa famille le fit tester, comme la tradition l’exigeait, le jour de ses cinq ans. Et la déception fut. En effet, ses parents se faisaient beaucoup d’espoirs pour cette progéniture. Il était vif et semblait assez fort… Seulement, au moment du test, un orage éclata… Et l’enfant fut parfaitement incapable de faire autre chose que pleurer, trembler et chercher désespérément un réconfort de quelque nature que ce soit.
Il fut tout naturellement jugé indigne de faire partie de son clan et fut rejeté. Par chance, dans le village des lézards, une notion de solidarité existait. Une jeune femme dont le fils était mort il y a peu de temps en couche le prit sous son aile et l’éleva. Les débuts étaient tout naturellement difficiles. L’enfant pleurait constamment et recherchait sa mère, sa vraie mère. Il fallu être patient et lui expliquer.
Aux alentours de huit ans, enfin, il ressemblait presque à un enfant normal. Certes, le souvenir brûlant de son échec et son abandon restaient gravés en lui, mais il trouvait certains avantages à sa nouvelle vie. Il n’avait pas à se cacher, toujours se mesurer aux autres ou vivre avec la peur de ne pas être à la hauteur. Il était ce qu’il était, et personne ne le blâmait pour cela.
Aryl et son mari, Ethan l’élevaient et l’aimaient comme leur propre fils. Celle-ci avait donné naissance à huit morts nés et depuis n’était plus jamais retombée enceinte. Ce manque d’enfants et ce besoin d’amour s’était naturellement reporté sur celui qu’elle élevait et Ethan était lui aussi d’une nature aimante.
Celui-ci travaillait comme forgeron, et il apprit ainsi les bases du métier à son fils adoptif dès qu’il fut en âge de le faire. Celui-ci aimait travailler avec son père, et si la passion du métier ne le prenait pas, celle d’un travail bien fait lui suffisait amplement. Il avait sa vie, ses amis, et, avec la puberté qui pointa son nez, il devint vers ses quinze ans un coureurs de jupons et de pantalons hors pair. Il fallait bien que jeunesse se fasse, et si on le reprenait souvent, on ne cherchait jamais à vraiment le punir. Il eut ainsi ses amours, ses amis, ses peines et ses disputes. La vie suivait son cours, paisible et loin de toute lutte de pouvoir ou orgueil mal placé.
Son père, en plus d’être un forgeron, était un très bon orfèvre. Ce n’était pas le meilleur, mais sa réputation était sortit de leur petit village. Il avait vite comprit que le plus gros du pouvoir d’achats résidait parmi les dragons, ainsi il travaillait énormément avec la représentation de cet animal et de la déesse Tiamat. Avec une grande dose d’humilité, d’intelligence et de talent il avait réussi à se faire une petite clientèle et montait souvent à la cité pour vendre ses commandes et faire voir son travail.
Rapidement, Eirik le suivit. Ainsi il apprenait le métier directement sur le terrain, et surtout apprenait à faire avec l’orgueil démesuré de ses clients. L’avantage avec de tels monuments de vanité, c’est que lorsqu’on les caresse dans le bon sens des écailles, ils deviennent aptes à acheter. Quand on est riche on ne regarde pas sur l’argent qu’on dépense. Autre avantage, le jeune homme était très beau et savait se montrer très charmeur quand il le voulait. Rien de mieux pour habiller une marchandise que d’y apporter un beau cadre, ainsi il faisait en sorte de mettre son fils en valeur pour ensuite revendre son travail. C’est sans doute cela qui le perdra, mais ca on le verra plus tard.
Et un jour, alors qu’il était partit à la rivière pour récupérer de l’eau claire histoire de faire tourner les eaux à la forge, trois types de genre indéterminé lui tombèrent dessus sans prévenir. Le temps qu’il comprenne il avait un sac sur la tête. Il tenta bien de se débattre, mais il sentit bien vite un étau glacé se mettre autour de son coup et un choc sourd à l’arrière de son crâne le plongea dans une nuit noire.
Lorsqu’il ouvrit les yeux, il était nu, attaché, et dans une pièce froide (mais pas humide dommage pour les clichés), meublée sommairement. Sa tête le lançait atrocement, et il avait beau se concentrer, rien n’y faisait, rien ne lui venait. Sans doute un contrechoc du coup… Il tenta de se libérer de ses liens, mais face à des menottes et un collier en acier, c’est compromit de base. Rapidement il du donc renoncer et poussa un énorme soupir.
Il poireauta une bonne demi heure jusqu’à ce qu’un type entre, encadré par ce qui ressemblait à un garde. Un dragon à voir sa corne et cet air suffisant au possible.

Au moins il est réveillé.

De suite il n’aima pas le moins du monde la manière dont il le fixait. Méprisant et hautain, il avait ce regard qu’on darde à un animal de compagnie qui s’était roulé dans la boue.

- Qu’est ce que vous voulez ?

Le ton sur lequel il avait posé sa question n’avait pas du plaire car il se prit un coup de cravache dans la tête.

Silence chien ! Tu as été choisit par le maître Allyx pour faire partie de sa collection, estime toi honoré !
- Allyx ? Collection ? Mais ca va pas non ?! Pour qui vous vous pre… !

Lui et sa grande gueule… Forcément il n’avait pu s’empêcher de l’ouvrir, et forcément il avait reprit un coup. Entre trois coups il apprit que l’excité de la cravache était l’intendant de cette maison et que sa tâche consistait à « attendrir » la viande avant que le grand maître Allyx ne le dévore. En des termes moins édulcorés, il était là pour briser la résistance des nouvelles pièces qu’importent les moyens. Passage à tabac, torture ou viols. Il fallait à la fin obtenir un bon petit toutou docile qui ferait ce qu’on lui demandait.
Ca lui prit un mois pour sa part. Au bout d’un mois, fatigué de se faire frapper il finit par renoncer et faire ce qu’on lui demandait. Une drogue qu’on lui administrait régulièrement l’empêchait de seulement penser à s’opposer à qui que ce soit, même un chaton narcoleptique et endormait sa volonté. Il fut présenté à son nouveau maître qui l’ignora proprement. Pourquoi considérer un objet ? Il avait simplement à être là, avoir l’air beau et ne rien faire qui puisse déplaire. Ayant décidé de jouer les dociles, c’était ce qu’il faisait.
Un mois plus tard, alors qu’il attendait que le temps passe en regardant fixement devant lui, on lui ordonna de se rendre dans la chambre du maître. L’affaire fut assez rapide, il était juste d’humeur à se servir de sa bouche. La nuit suivante également, la nuit d’après aussi… Une semaine plus tard il du user du reste de son corps. C’était une routine qui s’installait. Le maître fonctionnait par périodes, parfois c’était lui, parfois il avait envie de s’amuser avec un autre jouet. Le reste du temps, il s’ennuyait, et il parlait avec les autres. Les employés de la maison, il n’essayait même pas. Allyx ne s’entourait que de dragons, et les dragons étaient évidemment amplement supérieurs aux esclaves qui polluaient l’air de cette maison.
Là bas se trouvait Nalyl. C’était une araignée mâle qui avait eu la (mal)chance, comme lui, d’accrocher le regard de leur possesseur actuel. D’abord amis, ses sentiments pour lui changèrent rapidement. Il ne savait si c’était par amour véritable ou simplement parce qu’il avait désespérément besoin d’une lueur à laquelle s’accrocher et dans le fond il s’en fichait. Nalyl lui donnait goût à l’existence et allégeait ses journées, et pour cela il en avait fait son trésor. Il l’aimait plus que tout, et ceci dictait ses actions.
En effet, à force de servir son maître, il avait finit par comprendre qu’en y mettant de la bonne grâce, en donnant l’impression d’y prendre du plaisir et en prenant des initiatives au lieu de se montrer simplement docile comme un petit chien, son niveau de vie augmentait. Il gagnait quelques avantages, et surtout il passait du statut d’objet à celui d’animal de compagnie. Il y avait ainsi des marques d’affection, certes aussi élevées que celles d’un maître pour un chiot mignon, mais c’était quelque chose. De fait, lorsqu’il savait que Nalyl était susceptible d’être choisit par le maître, il faisait en sorte de se mettre en avant et attirer son attention. Il ne faut pas y voir un sacrifice héroïque ou quoi que ce soit d’autre. Il ne se sacrifiait pas, il protégeait ce qui lui appartenait. Donner son cul, il avait l’habitude, mais il avait décrété que Nalyl était à lui et par conséquent il faisait en sorte d’être le seul à le toucher.
Cela faisait un an que cette routine durait, et dans le fond il s’y faisait assez bien. Sauf que, une nuit, les choses changèrent. Allyx l’avait fait venir à sa chambre pour qu’il remplisse son devoir… Sauf que, alors qu’il était en train de se servir de sa bouche, un orage éclata. Il contrôlait beaucoup de choses, sauf que la phobie, il ne pouvait pas. Ainsi, drogue ou pas, il fit ce que tout le monde fait quand il panique et que quelque chose empêche votre respiration. Il mordit.
Il était en train de recracher le bout de chair qu’il avait embarqué avec lui lorsqu’une pluie de coups lui tomba dessus. Il tenta tant bien que mal de se protéger, du moins protéger sa tête. A moitié assommé, il entendit une porte qui s’ouvrait, et la grêle de coups repartit de plus belle jusqu’à ce que son corps aie la bonne idée de ne pas en supporter plus et l’emporter dans les méandres de l’inconscient.

Lorsqu’il se réveilla, il était dans un état assez lamentable. Un œil ne s’ouvrait plus, il avait une épaule démise et le reste du bras en bouillie. Son corps n’était qu’une ecchymose géante. Une sensation de picotement atroce lui arracha un hurlement et le poussa à se concentrer sur cette présente qu’il ressentait à côté. Nalyl le soignait sommairement avec toutes les apparences du mépris accroché à son visage.

-Nal…
Silence. Le maître nous as interdit de te parler.

Le ton, bien plus que le contenu de ses mots le blessa mortellement. Froid, sec, méprisant. Même son regard… il le fixait comme un déchet. Il avait beau chercher, il ne trouvait plus la lueur chaleureuse et aimante qu’il retrouvait dans les yeux de son amant d’ordinaire. Mortifié, il se dit que ce changement de comportement devait venir des ordres donnés, rien de plus… il attendit patiemment.
Chaque jour Nalyl revenait et le soignait. Chaque jour il tentait de lui parler, et chaque fois il se heurtait à ce mur d’indifférence. Au bout d’une semaine il arrivait plus ou moins à bouger. Par chance il s’était toujours remit de ses blessures les plus graves très rapidement. Déjà son bras semblait presque sauvable.

- Nalyl… mon amour je t’en prie…
Ne t’avise même pas de me parler. Quand tu étais dans les bonnes grâces du maître, tu m’étais utile, maintenant tu ne me sers plus à rien.

Le côté sec de sa voix semblait indiquer qu’il en avait fini, mais devant sa mine blessée et indécise, un rire le prit. Il voyait maintenant son vrai visage, mauvais, mesquin et sournois.

Tu pensais quoi ? Que je t’aimais ? Tu n’es qu’un objet utile… Enfin, tu étais.

Petit à petit, alors que chaque éclat se fichait dans son cœur, il prenait conscience de ce qu’il lui disait. Pendant plus d’un an il s’était nourrit d’illusions, avait traîné son corps et sa fierté dans la boue pour quelqu’un qui n’en avait que faire… Son sang battait de plus en plus, lui vrillait les tempes…

- … Nalyl…
Regardes toi ! Faible, miserable… Tu me fais vo

Cette cascade de venin fut interrompue. Les dents de son ancien amant étaient maintenant enfoncées dans sa gorge, broyant la trachée. Cela faisait une semaine qu’on ne lui administrait plus de drogue, son corps ne l’aurait pas supporté. Et ce regain de haine était tout ce dont il avait besoin pour s’en dégager totalement. Alors qu’il se débattait et hurlait, il remonta, l’embrassa, tenant sa mâchoire pour lui faire ouvrir la bouche et il lui arracha la langue avec les dents. Le sang le noyait à moitié, et il savait qu’il devait faire vite… Alors avec ses griffes il lacéra son ventre, fouilla dans ses entrailles et cherga jusqu’à saisir son cœur et l’arracher.
Il ne pouvait pas l’avoir… Ce Nalyl, le vrai Nalyl était un obstacle entre lui et l’être qui l’aimait. Alors il devait le tuer. Il devait le détruire, l’éradiquer pour que personne ne puisse l’avoir… Son cœur chaud pulsait. Le sang le couvrait entièrement, faisait une carapace chaude… un rire dément le prit, et il le mangea. Ce cœur qui lui avait tant coûté et qui faisait que le sien maintenant était une pierre lourde.

Il lui fallu trois heures pour se remettre de ses émotions. Il regardait son corps, le cadavre de son ancien amant et il réfléchissait. Que faire maintenant ? Il était libre… La porte était ouverte. Si il réussissait à sortir, il n’aurait plus à donner son corps, se souvenir, se soumettre… De toute manière Allyx attendait simplement qu’il soit assez fort pour survivre aux tortures qu’ils comptait lui imposer… Alors il faut tenter. Et vite.

La discrétion étant foirée, il préféra courir. Il partit vers le grenier, par où il escalada le toit et s’enfuit de cette maison en sautant de toit en toit. En toute logique, c’était par les rues qu’on allait commencer à le chercher.
Il s’embarqua clandestinement dans une caravane en partance de la cité. Qu’importe où il allait, il devait mettre le plus de distance entre Allyx et lui. Il songea à rentrer chez lui… Son père lui manquait, de même que sa mère et il se doutait qu’ils devaient être morts d’inquiétude… Mais le risque de se faire reprendre était trop grand. Il connaissait la fierté d’Allyx, et il savait qu’il rechercherait activement le chien qui lui avait désobéit, qui avait osé le souiller d’une cicatrice et qui en plus avait osé s’enfuir. Même par amour pour ses parents, il ne pouvait se permettre de rentrer…

Retourner à son village était trop risqué. Il attacha ses pas à une autre caravane en tant qu’escorte. Il acheta ses armes et des vêtements décents avec l’argent qu’il tira de son collier. Par chance, dans sa vanité, Allyx avait fait sertir les colliers de ses esclaves de pierres précieuses afin de ne pas être entouré de gueux.

Ces longues journées et nuits à regarder par delà l’horizon désert l’avaient fait réfléchir. Tout ce qui lui était arrivé, et la perte de Nalyl, tout était lié à la même chose : l’existence de clans et la supériorité des dragons. S’ils n’avaient pas été si imbus de leur personne, si ils n’avaient pas rejetés les plus faibles et si ils n’en avaient pas tiré une vanité délétère, rien de tout cela ne serait arrivé. Tout était de la faute des clans. L’ordre établit devait être détruit, et il avait trouvé comment. Mais ceci prenait du temps.
Il continua à vivre comme mercenaire. De cette manière il sillonnait le monde, devenait plus fort, et augmentait les chances de trouver son Roi. Il devait trouver un homme suffisamment ambitieux et fort pour pouvoir porter le poids du monde sur ses épaules. Et lui devait devenir assez fort pour se fondre à son ombre et le soutenir jusqu’au bout.
Mais il avait beau chercher, il ne trouvait personne qui fasse l’affaire… Ainsi, il tourna son regard vers Gaïa… et prépara son voyage sur ce monde auquel il ne connaissait que des légendes.

Et pour finir…
  • Ton prénom/surnom : Eden, Chachat
  • Ton âge réel : Je vais sur mes vingt
  • Comment as-tu trouvé le forum : Dans un bus
  • Comment tu le trouves : Prometteur
  • Des idées d’amélioration ? : Avoir une PA ? *sors avant de se faire frapper*
  • Ta fréquence d’activité : Variable


Dernière édition par Eirik Winsland le Mer 8 Mai - 11:30, édité 1 fois
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Tiamat
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MessageSujet: Re: Eirik Winsland   Dim 5 Mai - 22:44

Notre deuxième petite âme validée et heureuse de vivre.

Toi, toi je vais pouvoir m'amuser de ton malheur. Va, souffre pour moi mon ange...montre moi la force de ta volonté, toi qui veut être faiseur de roi. Je suis prête a te voir te débattre.

Amuses-moi bien, pauvre hère de Nessiah. Montre moi donc l'étendue de tes capacités.

Ton lié sera: (j’éditerais ce post quand on aura plus de membres Very Happy)
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MessageSujet: Re: Eirik Winsland   Dim 5 Mai - 22:57

Mwahahahahah liiiiibre je suis liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiibre
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MessageSujet: Re: Eirik Winsland   Dim 5 Mai - 23:05

Profite en pendant que tu le peux encore .... MOUHAHAHA
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MessageSujet: Re: Eirik Winsland   Lun 6 Mai - 7:42

T'en fais pas, je compte profiter *-*
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MessageSujet: Re: Eirik Winsland   

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Eirik Winsland
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