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 Vous voulez que je vous parle de Lockhnär ? Tres bien...[FINISH]

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MessageSujet: Vous voulez que je vous parle de Lockhnär ? Tres bien...[FINISH]   Sam 22 Mar - 22:29

" We, serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow"




~ Qui es-tu?


Nom : Bay

Prénom: Harlès

Surnom : Lockhnär. C'est son pseudonyme de tueur, et il le considère maintenant comme son vrai nom, ayant jeté celui qui fut donné a sa naissance aux oubliettes.

Age:

Réel: 61 ans
Apparence: Un peu plus de la vingtaine. 25 environ


Reincarnation? /

Sexe: Homme

Clan: Dragon

Rang Demandé:Euh...Vous ferez a l'inspi x)

Informations de Vie:
Lieu de Vie: Nessiah, principalement dans la cité des dragons mais il bouge beaucoup.
Lieu de Naissance: Nessiah
Date de Naissance: 26 novembre
Signe Astrologique: Cancer


Pouvoirs: Transformation, capacité à voler, capacité de voir l'avenir dans les rêves, maîtrise mineure sur l’élément du feu ou de la glace, ouïe très fine.

Explication du niveau de pouvoir: Pour pouvoir tuer des dragons, il faut être un bon dragon soi même, ce qui classe Lockhnär dans les dragons moyennement puissants. Il n'est pas aussi fort qu'un noble c'est sûr. Il ne voit absolument pas le futur, et sa maîtrise de la glace se limite à geler un verre d'eau voire une bassine, refroidir l'atmosphère ou faire apparaître une couche de glace sur n'importe qu'elle surface. Il a plus donné dans la force physique.
Il peut se changer en un dragon de taille moyenne, environ 4 m de haut, entièrement blanc de type glace, les membranes de ses ailes fines à souhait, presque transparentes et légèrement rosées/arc en ciel au soleil (Paie ta virilité). Ses ailes sont malheureusement cassées définitivement, il peut sauter très haut, planer quelques instants, donner des coups d'ailes, mais voler lui est impossible.

Armes: Il ne se sépare jamais d'un grand poignard ornementé, avec lequel il achève ses victimes lorsqu'il ne les as pas tuées sur le coup, à la lame dentelée. Il possède également un pistolet simple, qu'il n'utilise qu'en cas d'urgence (le recharger en poudre, c'est long ) et un grand nombres de fines lames et d'aiguillons cachés dans ses vêtements pour la défense. Sinon, il a tendance à tuer avec le premier truc qu'il lui tombe sous la main.

Votre Avatar: Un beau monsieur inconnu.

Code: OKAY [Tiamat]

~ Comment la Déesse t-a-elle façonné? ~


Tes cheveux: Blancs et aussi raides que des baguettes, ils sont en fait très longs mais Lockhnär les attaches toujours et les cache dans son turban ou les nombreux pans de tissus qui couvrent sa tête. Quand il les lâche, c'est à dire quand il est totalement seul, ils sont en bataille, ils ne le coiffe que très rarement et des noeuds monstrueux se baladent dans sa tignasse.

Tes yeux: Ils sont rouges comme des rubis et ne montrent aucune expression. Ils fixent leur interlocuteur sans émotions, avec un regard qui mets très souvent mal à l'aise et qui vous perce de l'intérieur. Ils ne sourient pas, et même quand ses lèvres s'étirent, ses yeux ne montrent rien.

Ton visage (et les différentes expressions qu'on y trouve): Il a un visage assez petit et fin, mais son regard est dur, sévère et froid. Il a une cicatrice sur la joue droite dont il n'aime pas parler. Il sourit très peu, voir jamais, seulement par de rares occasion, quand son humour très particulier à l'occasion de se manifester. Ses deux cornes sont relativement fines et courtes, partant de ses tempes et recourbées vers le bas, entourant ses oreilles. pointues, mais elles restent pour la plupart du temps cachées, tout comme son visage en général, par le masque noir qu'il porte jusqu'au nez. Il enlève son masque la journée, quand il a besoin de se mêler à la foule mais une large capuche couvre toujours sa tête.

Ta couleur de peau: Un peu matte. Hâlée dans les caramels.

Ta taille: Il n'est pas excessivement grand, c'est plus pratique pour se fondre dans la masse, Lockhnär mesure 1m75, cheveux compris.

Ta corpulence: Lockhnär n'est pas dans la catégorie poids lourds, au contraire, il est plutôt dans les poids plumes. Mais vous auriez tort de croire que son corps est frêle et fragile. Il cache bien ses muscles sous ses couches de vêtements la journée et il est extrêmement endurant et résistant (merci, années d'entraînements drastiques.) Il compense sa petite corpulence par une rapidité et une agilité sans pareille, le tout assaisonné d'une grande souplesse. Il pourrait cependant vous briser la mâchoire d'un simple coup de poing. C'est un dragon quand même.  

Ton style vestimentaire: Il se fiche pas mal de ce qu'il peut mettre sur son corps, mais il faut avouer qu'il a une préférence pour les vêtements orientaux, comme les turbans, les sarouels et les étoffes. Il est habituellement vêtu d'un grand col roulé noir sans manches où est rattaché son masque, de grands gants noirs recouverts de bracelets en cuir (pour parer les lames ) dissimulant d'ailleurs ses aiguilles de défenses. Des ceintures d'étoffes colorées en dessous de sangles de cuirs sur ses hanches et de grandes bottes en cuirs jusqu'au genoux, sur un pantacourt bouffant noir. Il se recouvre d'une grande cape à capuche pour cacher ses autres armes, les tons toujours sombres pour ne pas attirer l'attention.

Un signe particulier? Il a de profondes cicatrices sur le cou, où sa mère essaya de l'étrangler avec du fil barbelé -Merci Maman- Raison pour laquelle il garde toujours son col roulé ou une écharpe autour.


~ Comment penses-tu? ~


Tes Qualités: Et bien...On peut dire qu'il n'est pas bavard, ce qui est, pour certains, une qualité...Il a la chance d'être assez malin et intelligent pour se sortir d'à peu près n'importe quelle situation...Et c'est sans doute là sa seule qualité...Sinon il aime bien les enfants. C'est mignon un enfant. Ca fait rien de mal un enfant.

Tes défauts:
On pourrait assumer qu'il est fou, mais non. Il a certes, poussé sa dogme à l'extrême, mais il est parfaitement conscience de ses actes. Violent à souhait, il ne le laisse transparaître que lors de ses meurtres, les corps de ses victimes souvent atrocement mutilés ou assassiné de manière particulièrement violente. Il est très froid, distant et asocial, ne souhaitant pas se mêler à une foule dont il souhaite la mort. Il parle peu voir quasiment pas, mais ses rares paroles sont souvent brutales.

Ta façon d'être:
Lockhnär ne perd jamais son calme, même devant une mort probable, et c'est sans doute ce qui est le plus effrayant chez lui. Il ne laisse rien transparaître de ses émotions, ayant mis sa sensibilité aux oubliettes en même temps que son nom. Jadis sa conscience fut une partie de lui, maintenant c'est comme une voix à part qui se contente de lui piquer l'arrière du crâne quand il déconne trop. Il évite le contact des gens comme la peste et limitera ses mots le plus possible quand il parle.


Ta façon de penser:
Le monde doit être purifié, et si il le faut, détruit pour qu'il puisse renaître sans souillure. Il est pour une destruction totale de la vie pour laisser le monde comme il l'était à la création. Pour lui, personne n'est blanc comme neige, tout le monde mérite sa place au purgatoire, qu'il soit enfant de noble ou de la rue.
Il hait totalement les prostituées qu'il tue avec une extrême violence, sans revendiquer les crimes comme il le fait pour ses autres victimes.
Au delà des putes, il a du mal avec les femmes dans leur généralité, sans vraiment les détester pour autant, il se sent très mal à l'aise à côté de l'une d'elle et ne supporte pas leur contact, dont il a presque peur. Battu par sa mère étant jeune, il a beaucoup de mal à faire confiance aux femmes, et surtout à celles qui sont mères.
Lockhnär considère l'humanité comme une plaie pour le monde, et pense qu'il faut l'éradiquer pour l'amour qu'on porte à la vie. Il s'est donné un objectif, qu'il suivra jusqu'à ce que la mort vienne le faucher à son tour.

Tes espoirs et tes craintes:
Il n'a jamais eu d'espoir pour la vie ou le commun des mortels pas plus qu'il n'en a pour lui. Mourir ne lui fait absolument pas peur, mais il n'osera jamais se donner la mort lui même.
Il a quand même un terrible et inavoué secret....Il est terrorisé par les limaces et les escargots...Non mais sérieusement, c'est affreux comme bestiole, ça a pas de pieds et pas de bras, pas de bouche...Et en plus c'est hyper moche et gluant. Il fait des crises de tétanie devant ces gastéropodes et devient statue devant eux...

Tes objectifs: Tuer jusqu'à ce que quelqu'un ne vienne mettre fin à son vie. Tuer le plus de personnes possible, et si en plus c'était des pourris et des putes, c'est encore mieux.


~ Il était une fois...ta Vie ~


Il fait nuit noire dans les bas quartiers de la cité des Dragons. L'air est chaud et étouffant, et les moustiques volettes autour des vitres. La porte de la chambre est ouverte, et un petit garçon fixe cette ouverture. Il a 11 ans, des petites joues couvertes de tâches de rousseurs et la carrure d'un gringalet. Il fixe sans décrocher les yeux de ce qu'il voit.

Ce qu'il voit, c'est sa mère. Elle est en sous vêtement et un homme a ses mains sur ses fesses. Des hommes, il y en a d'autres dans l'entrée. Ils sont assis sur des chaises et ils attendent leur tour, comme dans une salle d'attente chez le médecin. L'enfant, il penche la tête sur le côté. Sa mère fait des bruits étranges, on dirait qu'elle souffre.

- Maman ? Qu'est-ce qu'il te fait...?

Sa petite voix fluette résonne dans le couloir à la peinture délavée et écaillée. Il s'inquiète, il n'a que sa mère, il ne connait pas son père.
Les deux adultes sursautent. L'homme se recule, il n'a pas l'air content.

-Y'a un putain de môme ici ?! Fais le partir bordel !

L'enfant ne bouge pas, sa mère avance vers lui. Ses cheveux sont tous défaits, les bretelles de son soutien-gorge son tombées sur ses épaules. Elle a des marques violacées dans le cou.

- J'aurais dû avorter! Sale morveux.

Sa main s'abat sur la joue frêle du garçon, il est projeté contre le mur à côté de lui. Sa tête heurte contre le sol alors qu'il tombe. Sa mère a déjà refermé la porte en la claquant. Le garçon se redresse en pleurant, la bague de sa mère lui a entaillée la joue quand elle le frappa. Il se la tient, des larmes chaudes coulant sur son visage, les dernières qu'il pleurera, Harlès Bay, 9 ans.

~~~~

On est en décembre, le froid s'est abattu sur la ville et de gros flocons viennent recouvrir le sol d'un voile blanc glacé. Un adolescent marche au milieu de la neige, il y est bien. Il a toujours aimé le froid, la glace, la neige...Le souffle glacial vient se briser sur son visage peu souriant. Il s'arrête, deux jeunes hommes plus âgés que lui lui bloquent la route, le sourire aux lèvres.

- Hey Harlès !  Alors, il paraît que ta mère est une pute ?

Il les ignore, la tête baissée et les yeux rivés sur le sol. Ils finiront par partir, comme tous les autres.

- Elle t'a pas refilée des maladies ? Hein ? Hé j'te cause fils de pute ! Tu crois qu'elle me sucerait la bite pour 20 pièces d'argents ?

L’adolescent respire profondément, il relève les yeux lentement alors que l'un des deux autres lui ébouriffe les cheveux. La colère monte en lui. Cette colère, il la sent depuis quelques années déjà. Il pense que c'est sa mère qui en est la cause. C'est sans doute vrai. Il prend sa respiration. Il se sert de sa petite sacoche remplie de livres pour la projeter contre l'aine du premier devant lui. Il hurle de douleur. Il enchaîne et c'est sur sa mâchoire que vient se fracasser sa sacoche en cuir. Le deuxième panique. L'adolescent n'hésite pas, il lui saute à la gorge. Ses petites mains se referment sur sa gorge et le plaquent sur le sol. Il le soulève, lui frappe le crâne contre le sol avant de refermer ses dents sur son oreille. Il tire, il tire de toutes ses forces et la chair se déchire dans un giclée de sang avec un gargouillis. Il goutte le sang pour la première fois, et les cris de douleurs de sa victime rendent ce gout ferreux délicieux. Il sourit, Harlès Bay, 11 ans.

~~~

- Allez Harlès, je sais que c'est pas mal...T'es un homme non ? Tous les hommes aiment ça...Tous les hommes sont des salauds, ils aiment tous ça !!

La femme sourit, se léchant ses lèvres colorées de rouge, sa voix teintée d'un plaisir malsain et sexuel. Ses hanches bougent de haut en bas, ses mains posées sur le ventre nu et parsemé de sillons rouges vifs, des griffures profondes infligées il n'y a que quelques minutes. Au dessous d'elle, un jeune homme nu, maintenu au sol, les traits déformés entre la peur, la douleur et un dégoût prononcé malheureusement teinté d'un soupçon de plaisir. Il gémit en sanglotant lourdement, ses forces ont quitté son corps et il se maudit lui même, renie son propre corps de réagir ainsi dans une telle situation. Le bruit de leur deux chairs s'entrechoquant berce la chambre de l’adolescent, l'odeur de fornication s'imprégnant dans les murs. Le garçon n'en peut plus, il veut que ça cesse, tout de suite, il déteste ça, c'est dégoûtant, il a mal, elle le force. Elle s'est introduite dans sa chambre au beau milieu de la nuit, il dormait à poings fermés, il ne s'est pas rendu compte de ses mains sur son corps, il n'a pas senti ses doigts sur son membre ayant à peine terminé son développement. Elle était déjà sur lui quand il s'est réveillé, elle l'avait déjà en elle quand ses yeux se sont ouverts brusquement, sa voix se bloquant dans sa gorge alors qu'il voulait hurler, ses forces l'abandonnant alors qu'il voulait la pousser et s'enfuir au loin. Deux larmes coulèrent sur ses joues tandis qu'il implora celle qui le violait.

- Maman...Je t'en p-prie...S'il te plait a-arrête !

Sa voix encore fluette trahissant sa 16ème années récemment acquise, ses larmes trempant ses joues, il utilisera ses dernières forces pour tenter de repousser celle qui l'a mis au monde, et celle qui lui vole sa première fois, lui saisissant les poignets pour qu'elle arrête. Sa mère le regardera d'un air choqué, comme si toute la morale dont elle faisait défaut venait de revenir dans son esprit, se rendant compte de l'immondice de son acte. Elle arrêta de bouger, avant de se relever, silencieuse, le visage sombre. Ses longs cheveux noirs collant à la sueur de ses tempes, elle quitta la chambre sans dire un seul mot, laissant son fils à son triste sort, pleurant sur son lit à chaude larmes.

Harlès s'endormit au bout de plusieurs heures, une fois que la fatigue eu raison de ses pleurs, ses yeux rouges et gonflés à cause de ses longs sanglots. Mais cette nuit, la porte de sa chambre s'ouvrit une nouvelle fois. Il était trop épuisé pour s'en réveiller, et ne se doutant de rien, il laissa sans le vouloir entrer sa mère dont les mains tenaient des fils de fer barbelés. Ce fut la douleur atroce qui le tira de son sommeil. Une indescriptible douleur mêlée entre le déchirement des chairs de sa gorge, et la compression de sa trachée. Les yeux grands ouverts, il fixait avec horreur sa mère qui tentait de le tuer. Il battait des bras et des pieds dans le vide, à la recherche de n'importe quel objet, n'importe quoi pour l'aider à s'en sortir. Déjà sa vue se brouillait, déjà des tâches noires apparaissaient devant ses yeux alors qu'il pouvait de moins en moins respirer...Il commençait à perdre connaissance quand sa main se posa sur le chandelier posé sur sa table de chevet. L'empoignant de ses ultimes forces, il le souleva et l'asséna avec brutalité sur le crâne de sa mère. elle lâcha aussitôt prise et s'effondra à côté de lui. Animé par une énergie de dernière volonté, il frappa sa tête à de nombreuses reprises, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus lever le bras.

Le corps de sa génitrice gisait sans vie à côté de Harlès, sa tête n'étant plus qu'une bouillie de chair et d'os sanguinolente. Il suffoqua, lâchant son arme de fortune et portant sa main à sa gorge, serrant par réflexe pour garder le peu de sang qu'il lui reste. Il ne pouvait plus bouger, tout était sombre, silencieux, froid...Il sentit comme une caresse sur sa joue, une voix au loin...ou était simplement la main doucereuse de la mort qui venait lui donner sa dernière étreinte. Mais la mort dû attendre.

~~~

La grille de ma prison s'ouvre. Ca fait 48h qu'ils m'ont jeté dedans. Un complot. C'était un sale complot. Idiot, idiot, toujours vérifier les sources. J'ai été trop hâtif, pas assez prudent. Il m'ont coincé alors que je finissais de découper le corps. On m'a balancé.
Je lève la tête, assis sur ma couchette. Le geôlier sourit largement en me voyant enchaîné, réduit. T'en fais pas, j'ai du temps pour toi aussi. Il me fait sortir et me pousse hors de la cellule. On me colle sur une chaise, un table devant moi. Un type bien gras et suintant le porc se plante en face de moi. Il dit qu'il est docteur. Je m'en bas les couilles, les docteurs sont justes des enfants avec des couteaux. Il me dit qu'ils veulent m'envoyer dans un centre spécialisé. La bonne blague.

- Vous savez, Harlès, ce ne serait pas une mauvaise chose...Après tout, vous avez tué la moitié des amis ou connaissances des habitants de cette prison...Le séjour ne sera pas de tout repos pour vous...

Il me sors un sourire de vieux con. Je bronche pas. Je me fosu de ce qu'il me raconte, je me fous de tout. La seule chose dont j'ai envie c'est de faire bouffer ma chaise à ce gros porc.

- Pour ça...Vous avez juste besoin de me dire ce que vous voyez...

Il me sort des bouts de papiers à la con avec des tâches dessus. Il m'en montre un. J'ai un flash. Ma pute de mère en train de forniquer avec ces chiens. Je hausse les épaules.

- Un beau bouquet de fleurs.

Il hausse un de ses sourcils broussailleux. C'est un mec qui doti lire dans les esprits. Il a du comprendre que je me foutais de sa gueule et de son test de merde. Il m'en montre un autre. De nouvelles images s'incrustent dans mon esprit. Les deux cons que j'avais tabassé quand j'étais môme. Aha, la gueule qu'il avait quand je lui arrachais l'oreille.

- Des nuages.

Ca me gonfle. J'ai presque envie de retourner dans ma cellule. Là au moins je suis au calme. J'imagine comment je vais me barrer de cet endroit. Il me sort une autre planchette de papier. Ca recommence, les images reviennent.

-...On peut parler de Lockhnär, Harlès, vous voulez bien ?

Il me tape sur les nerfs. J'connais pas ce nom, c'est pas le mien. Ca l'est plus.

- Vous arrêtez pas de m'appeler Harlès depuis tout à l'heure. J'vous aime pas.

- Vous ne m'aimez pas...D'accord...Puis-je savoir pourquoi ?

Il note tout sur un papier. Ca me saoule.

- Vous êtes gras, riche, tendance libérale. Vous voulez que j'vous parle de Lockhnär ? Alors j'vais parler de Lockhnär

J'enquêtais sur un enlèvement, Blair Rhyne, fillette de 6 ans. La mère m'avait payé pour la retrouver, morte ou vivante. J'étais jeune à l'époque. Trop gentil avec les criminels, je les laissais vivre. J'avais cassé le bras d'un indic' pour une info. Il m'a conduit jusqu'à l'endroit où la petite était enfermée. Deux chiens se battent griffes et crocs pour un bout d'os décharné dans la cour. Je défonce la porte pour entrer. Tout est sombre, l'appartement pue la moisissure et la crasse. J'savais que la gamine était là, quelque part mais j'avais fouillé partout et rien vu...Et puis j'l'ai trouvée. Un truc me gêne. Je tourne mon regard vers la cheminée, y'a des cendres répandues partout dans l'âtre. Elles sont encore tièdes. Je me penche et fouille dedans pour tomber sur une culotte blanche avec des oursons dessus. Une culotte de petite fille de 6 ans. Mes mains tremblent. Ca me démange. Je recule vers la table. Le bois est tailladé de profondes marques, du sang piégé dans les crevasses. J'passe mon doigt dessus. Il est frais. Mes yeux se lèves sur un placard au dessus, j'l'inspecte. Il est rempli d'une belle collection de hachoirs de toutes tailles. Soudain, ça me lance dans les tripes, comme un coup de savate dans les couilles. Ca me tord les boyaux en deux alors que les chiens dans la cour ferment pas leur gueule. Je m'approche, mon estomac se noue encore. Toujours le même os. Non. Attends. Je plisse les yeux. Une petite chaussure vernie est vacille sur un tibia rongé. Les lambeaux de chair restant luttent pour rester accrochés face aux crocs des clébards...

La porte s'ouvre. Il faisait noir quand l'assassin est rentré. Aussi noir que tout le reste. Il sait que quelqu'un est entré dans sa maison. Et il sait pourquoi. Je suis caché. J'attend qu'il passe au niveau de la fenêtre pour lancer le cadavre d'un de ses chiens. Il lui tombe dessus. Il sens la peur, la proie traquée qui comprend que sa tête finira au dessus de la cheminée. Il regarde par la deuxième fenêtre. J'lui balance le deuxième clebs. J'fais mouche encore une fois. Il se retrouve sur le sol, perds son flingue et rampe pour l'attraper. J'profite de la cohue pour sauter par la fenêtre béante, et lui broie la main. Il hurle, j'aime ça. J'l'attache à un pied de la table avec une chaîne.

- Putain mais vous êtes qui ? Vous voulez quoi ?! Vous avez tués mes chiens...Bordel...

Je lui jette la culotte souillée dessus. Il sourit. Ses dents pourries refoulent la gnôle, elles me dégoûtent. Il sue comme un porc. La colère monte. Elle monte. Je fais les cents pas autour de lui.

- Quoi ? Vous....Vous pouvez rien prouver ! Vous avez que dalle! Que dalle !

Je me fige et pointe du doigt le crâne explosé de son bâtard de chien. Mon silence lui promet le même sort si il ne se mets pas à table tout de suite. Il comprend.

- Ouais ok. Je l'ai enlevée, et j'l'ai tuée. Et ben vas-y arrêtes moi. Hein, Arrête moi !

Mon coeur s'emballe, tout mon sang me monte à la tête. Mes mains ont cessées de trembler, elle s'emparent toutes seules du hachoir planté sur le meuble. Mon bras se lève au dessus de lui. Non, calme toi. Respire.

- Non putain, déconne pas, j'ai un problème ! Faut qu'on me soigne ! J'ai besoin de soins !

Ma respiration est hiératique. J'hésite. Un hoquet se coince dans ma gorge alors que je rebaisse mon bras. Ses cris de goret me vrille les tympans. Ferme là. Ferme là. Et puis, toutes les images du calvaire de Blair s'incruste dans mon esprit, tamponnant mes rétines de son faciès de douleur jusqu'au moment fatidique où son coeur de petite fille lâche. Le hachoir s'abat avec violence dans le crâne perverti de ce porc. Le sang chaud gicle sur mon visage.

- On arrête les hommes....On crève les chiens.

Le choc des coups fait trembler mon bras. Je m'arrêtes quand sa tête ne ressemble plus qu'à des lamelles sanguinolentes.


Le doc' me fixe avec des yeux horrifiés. De grosses gouttes de sueur coulent sur son crâne chauve.

- Ce qui pouvait rester de Harlès Bay est mort avec la petite cette nuit là. Depuis y'a plus que Lockhnär. V'voyez docteur, Dieu a pas tué cette fillette, la fatalité l'a pas désossée, le destin l'a pas jetée aux chiens. Si Dieu nous regardait faire cette nuit là, il s'en est pas mêlé. Maintenant je sais...
Un noeud se forme dans ma gorge. J'aime pas raconter cette histoire...
- ...Dieu fait pas le monde à son image. C'est nous.

~~~~

Les détenus rigolent dans mon dos alors que j'attends mon tour pour qu'on me serve. Le repas ce soir, une mélasse dégueulasse qu'il essaie d'appeler soupe. J'soupçonne le cuistot de balancer un ou deux rats crevés dedans, histoire d'emporter quelques prisonniers dans la tombe. Un gros balèze se mets à côté de moi dans la file et pose son plateau contre le mien. Il fait presque deux têtes de plus que moi. Il me cause, ça me traverse les oreilles.

- Hé Lockhnär...T'es vachement célèbre toi hein ? Tu veux que j'te dise ? C'est qu'moi aussi j'suis assez connu.

Je le regarde pas, mes yeux sont fixé sur les braies chaudes sous le chaudron alors que j'avance pour mon tour. Dans sa main, une lame de fortune, surement taillée dans le premier bout de métal qui passait. J'donne pas cher de la peau de celui qui se fait planter par ça. Si l'hémorragie le tue pas, le tétanos le fera.

- J'pourrais te laisser un autographe hein...Sur ta sale petite face ? Qu'est-ce que t'en dis p'tit père ?

Tout va très vite. Il actionne son bras, je fais bouclier avec mon plateau. Ses doigts se brisent contre le métal qui résonne dans la salle. Les autres sursautent mais ils ouvrent pas leur gueule. Mon plateau se tord méchamment quand je viens l'écraser sur son crâne. Il tombe à la renverse, sonné. Je l'attrape alors pas la ses cheveux et lui balance le visage dans les braises pendant 20 bonnes secondes. Il se jette en arrière sous le coup de la douleurs et il hurle. Longtemps, très longtemps.

- Z'avez pas encore pigé les mecs....

Les geôliers arrivent. Les cris de l'autre gros ont du donner l'alarme. Ils se pointent avec leurs masses et leurs chaînes pour me maîtriser. Je file un coup de boule à un.

- C'est pas moi qui suis enfermé avec vous...

Le plus baraqué des trois m'attrape dans le dos et me soulève, après aidé d'un autre.

- VOUS êtes enfermés avec moi !!

~~~~

Y'a une méchante émeute dans la prison. J'vois des gars courir partout dans les couloirs sombres. Mais pas moi. Moi je reste assis sur ma couchette, j'attends. L'boss de ce trou à rat veut m'faire la peau parce que j'ai dézingué la moitié ses petites frapes dehors. Alors il a mit le feu au poudre, le feu aux gardiens et ils attendent que j'sorte pour m'enculer et m'trancher la gorge. J'leur donnerais pas ce plaisir.
Mais j'ai une surprise. C'pas ces gros bras de la mafia qui sont devant ma cellule, c'est les trois geôliers de tout à l'heure. Aha, j'ai pété le nez à celui qui s'est pris ma tête. Ca lui fait une gueule encore plus dégueulasse maintenant.

- Le monde est p'tit Lockhnär. Le mec que t'as cramé à midi est mort tu vois. Et nous, on est là pour te le faire payer.

Je me lève, et pendant qu'il me raconte sa vie et ses histoire de vengeance à la con, je déchire lentement des pans de ma veste. Calme, il faut toujours rester calme.
Le chauve s'énerve et se rapproche.

- Il nous bassine plus avec ses grandes phrases là hein ? Parce qu'il sait que j'vais le faire gueuler comme une truie !

Un sourire bref s'étire sur mes lèvres alors que je mets le bout de tissu sur mes épaules.

- Grosse erreur.

Il pète les plombs, il s'agrippe aux barreaux et les secoue en m'insultant.

- On a une armée de mecs qui veulent te tuer Lockhnär ! Et toi t'as quoi hein ? T'as quoi ?!

Il passe ses mains à travers les barreaux, je recule ma tête de quelques centimètres. Crétin. Il s'agite, je lui attrape les pouces et les lui tords.

- Tes pouces. Et...Mon plaisir.

Je les lui casse, les os vibrent délicieusement entre mes mains. Il hurle, c'est si bon. Je prend rapidement le bout de tissu sur mes épaules et lui attache les avants bras avec la grille. T'es coincé mon gros.
Je souris faiblement et tourne la tête vers les deux autres.

- Un zéro. Vous savez où me trouver.

Ils râlent, s'écrient et se prennent un peu la tête. L'un deux sort son trousseau et glisse la clé dans la serrure. Le lourd claquement du verrou qui s'enclenche résonne à travers le vieux métal de la porte.

- Bouge bouge! je veux crever ce fumier !

Elle grince en s'ouvrant. Je me mets face à eux. Le gros lourdo passe en premier, masse à la main et charge. Il est lent, et moi rapide. J'esquive facilement au dernier moment et attrape sa nuque pour lui fracasser le crâne contre la céramique des chiottes pourris de ma cellule. Il est mort sur le coup.

- Me débarrasser d'une merde avec un chiotte, j'y avais pas pensé...Logique pourtant.

Je sourit plus franchement en pensant à ça. Des fois les évidences de la vie nous arrivent bien plus tard. J'me bidonnerais si j'avais pas du travail à faire encore. L'émeute durera pas très longtemps, faut qu'je me dépêche. Je tourne la tête vers le troisième gardien. Je peux lire la peur sur son visage et sa cigarette tombe de ses lèvres.

- Deux zéro, remise en jeu.

Il prend la fuite. Tapette. C'est la bonne occasion. Je passe la porte ouverte de ma cellule avec un petit sourire, et je récupère les clés laissées sur la serrure. Plus qu'à trouver mes affaires et j'me tire d'ici. La ville a besoin d'un ménage.
Cette ville me craint. J'ai vu son vrai visage. Les rues sont des caniveaux géants, et les caniveaux sont pleins de sang. Et quand enfin les égouts refouleront, toute la vermine sera noyées. Ils s'enfonceront jusqu'à la taille dans la fange de leur débauche et de leurs meurtres. Et c'est alors que putes et politiciens lèveront la tête en hurlant.."Sauvez-nous"
Et dans un murmure, je répondrais...Non.

Maintenant le monde entier est près de la chute, et regarde la gueule de l'enfer. Tous ces libéraux, ces intellos, ces démagos...Et soudain personne ne sait plus quoi dire.
A mes pieds cette affreuse ville criant comme un abattoir plein d'enfants attardés. Le crépuscule pue la fornication et la mauvaise conscience.

Qu'importe ce que l'on pense, ce que l'on fait, je purifierai cette immondice et rayerai de la planète tous ces chiens couverts de vermine. Les déchets finissent par pourrir sur la chaussée, et moi, je suis leur crématoire.



~ Et pour finir... ~




Ton Prénom/Surnom: So'
Ton âge réel: 19 piges
* Comment as-tu connu le forum? C'est l'histoire de la vie
* Comment est-ce que tu le trouves? Tout noir !
* Une idée d'amélioration? des cookies ?
* Ta fréquence d'activité: Pas beaucoup en ce moment...Mais ce sera mieux en avril *^*


Dernière édition par Lockhnär le Ven 2 Mai - 1:14, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Vous voulez que je vous parle de Lockhnär ? Tres bien...[FINISH]   Mer 2 Avr - 14:09

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Tiamat
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MessageSujet: Re: Vous voulez que je vous parle de Lockhnär ? Tres bien...[FINISH]   Sam 3 Mai - 21:38

Oh .. un tueur de prostituées .. intéressant.
Je pense que tu vas adorer discuter avec certaines créatures qui peuple ce lieux (n'est ce pas Aerandir xD)

Bienvenue parmi nous!
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MessageSujet: Re: Vous voulez que je vous parle de Lockhnär ? Tres bien...[FINISH]   Dim 4 Mai - 16:27

Ne crois pas que tu t'en sortiras aussi facilement Syosei ♥ Je te rappelle que tu ne cours pas vite 8D
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MessageSujet: Re: Vous voulez que je vous parle de Lockhnär ? Tres bien...[FINISH]   Aujourd'hui à 20:40

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Vous voulez que je vous parle de Lockhnär ? Tres bien...[FINISH]
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